
Dali découvrit dans L'Angélus une forme dissimulée:
[Dans son propre tableau, La Gare de Perpignan] :
Le sacrifice du fils est transposé sous les traits du Christ en croix avec sa couronne d'épines flottant juste au centre de la composition.
C'est là que la lumière est la plus vive et la plus intense, la croix irradiant
l'ensemble.
[...] Dali apparaît dans la lumière, au centre du tableau flottant les bras
en croix; il s'est représenté deux fois dans l'axe vertical en relation directe
avec la figure de la femme située au-dessous, tandis que dans l'axe horizontal,
il entre en relation avec la mère et le fils, il est à la fois fils, victime et Christ.
[...]
La plaie sanglante du Christ représente la fourche du paysan qui s'enfonce
dans la terre (rituel de fécondité) qui en même temps renvoie très
clairement à Port Lligat, l'endroit où vit Dali et où il a peint le tableau.
Le second point de repère géographique important, la gare de Perpignan,
est représenté par la locomotive dans la partie supérieure de la toile. [...]
Dali apprit que c'est à Perpignan au XVIIIieme siècle que fut calculé et
fixé le mètre-étalon.
Il découvrit que le seul dessin que Freud ait jamais effectué, une esquisse
de sa chambre d'étudiant , avait précisément la forme du hall de la gare
de Perpignan. [...]
Elle (la gare) fut pour lui "une source de lumière, une cathédrale d'inspiration."(sic!)
(E.Weiss, Catalogue de l'exposition Dali, Centre G. pompidou, Paris, 1979, p. 328
(Note: Les couleurs et les nuances sortent très bien sur les moniteurs Apple et Iiyama sur lesquels j'ai testé cette page, qui peut servir de témoin de qualité).
Dali, Lacan, peinture et fantasmes.
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