Un extrait du très bon site anti-religieux de l'association FABULA http://www.lemanlake.com Enfance mutilée La pratique de l'excision, ou ablation du clitoris La lamentable interview qui suit se passe de commentaires. Elle illustre assez bien pourquoi, au XXIme siècle, des petites filles sont toujours mutilées, quotidiennement, dans de nombreux pays d'Afrique. L'interviewé est un psychologue togolais, Ferdinand Ezembe, président-fondateur de l'association Afrique Conseil qui s'est fixée pour objectif d'exprimer les opinions des Africains sur des problèmes qui les concernent. Cette opinion d'un éminent professeur, probablement bardé de diplômes, est à considérer avec la distance qui s'impose car c'est l'opinion de la petite fille qui se fait couper le clitoris qui serait intéressante à entendre... Mais ni ce professeur, ni cette association, ne semblent s'en soucier... Leman-On-Line: Que pensez-vous de l'excision ? Dr Ezembe : Je voudrais tout d'abord dire que c'est un problème de femmes et que de fait en tant qu'homme je ne suis pas le mieux placé pour donner un avis. Il est clair que l'excision a eu un sens à une époque donnée. Je vous fais cependant remarquer qu'on ne peut pas se permettre de juger une pratique de l'extérieur. La souffrance est bien sûr universelle mais il faut faire l'expérience de l'excision pour en parler. Dans ma profession, j'ai rencontré des excisées traumatisées et d'autres qui la revendiquaient tout en ne voulant pas l'imposer à leurs filles. Je ne parle pas ici de l'infibulation mais de la simple ablation du clitoris. J'ai reçu le témoignage d'une femme de l'Afrique de l'Ouest qui m'expliquait qu'elle avait une sexualité normale. Elle avait d'ailleurs attendu l'excision avec impatience pour accéder à un lac où seules les excisées avaient le droit de se baigner. Elle m'a aussi expliqué qu'avant le grand jour, elle avait reçu une initiation sexuelle dont elle n'a pas voulu révéler le contenu puisque c'est un secret d'initiée. Il est normal que l'excision pose un problème dans un univers (le monde moderne) où elle est désacralisée. Si les risques médicaux sont certains, il est cependant des régions entières où les femmes sont en majorité excisées. Ce ne sont pas pour autant des régions où la population féminine est décimée. En outre ramener le débat sur l'excision à un problème sexuel est quelque peu farfelu. Les femmes frigides, ça existe ! Ne déniions pas cependant la possibilité d'un droit de regard même si il appartient aux femmes des ethnies concernées de décider. Ne nous érigeons surtout pas en donneurs de leçons. Leman-On-Line: Que pensez-vous de la position française ? Et de celle des hommes? Dr Ezembe : La France attaque l'excision parce que c'est avant tout une pratique africaine. Elle a elle même abrité au 19è siècle, un éminent chirugien, le professeur de Broca, fondateur de l'école anthropologique française qui conseillait l'excision. J'attends le jour où des Africains pourront proscrire une pratique culturelle française sous prétexte de barbarisme. Les hommes et les femmes dans ce domaine se rejettent la responsabilité. C'est le serpent qui se mord la queue. L'excision est devenu un problème économique quand on considère le statut de l'exciseuse. Leman-On-Line: La position de l'ethnopsychiatrie telle que développée par Tobie Nathan vous paraît-elle probante en ce qui concerne l'excision ? Dr Ezembe : La démarche de Tobie Nathan est intéressante parce qu'il est parti de l'assertion que nul ne devait s'ériger en donneur de leçons, mais il s'est fait piégé par le travers que lui même dénonçait. Il n'est pas le mieux placé pour parler de l'excision. C'est comme si un psychiatre togolais était l'expert en ce qui concerne des pratiques typiquement occidentales. Tout le monde trouverait cela aberrant. La chose semble moins évidente quand il s'agit de demander l'avis de Nathan sur l'excision... etc. etc. (on coupe ici ce lamentable bla-bla). DES TOMATES POURRIES SUR LA TÊTE DE CE PROFESSEUR EZEMBE, ET UNE FESSÉE EN PLACE PUBLIQUE .. VOILÀ TOUT CE QU'IL MÉRITE ! RS Lire la Thèse du Dr Sami A. Aldeeb : Mutiler au non de Yahvé ou d'Allah. RS Lire la Thèse du Dr Sami A. Aldeeb : Mutiler au non de Yahvé ou d'Allah Quelque 2 millions de fillettes de 4 à 12 ans sont mutilées chaque année. Sous prétexte de préserver la virginité, exigée par les maris, et supprimer les pulsions sexuelles, ces fillettes subissent l'excision avec infibulation, ou bien après l'ablation totale des parties génitales externes, la couture des deux côtés de la vulve. Ce traumatisme qu'aucune religion n'impose et que seule la tradition perpétue est répété à chaque naissance quand on coupe à nouveau pour permettre le passage de l'enfant. Cette mutilation sexuelle est non seulement une discrimination notoire envers les filles mais l'une des pires violations de la Convention relative aux Droits de l'enfant. Elle entraîne, outre la peur et la douleur violente, des conséquences qui peuvent se révéler extrêmement graves dont des hémorragies prolongées, des septicémies, le tétanos, la stérilité et parfois la mort. En 1996, selon l'UNPD et la "World Population Prospects", 75 % du total des mutilations sont effectuées dans seulement 7 pays: Égypte, Éthiopie, Érythrée, Kenya, Nigeria, Somalie et Soudan. Certains de ces pays atteignent des taux records: en Somalie et à Djibouti, 98% des petites filles sont mutilées. En Égypte, au Burkina-Faso, au Mali, en Gambie, ce taux dépasse 80%. Au Tchad, au Bénin, au Togo, au Libéria, en Côte-d'Ivoire, une fillette sur deux subit cette mutilation. À la suite de l'immigration d'importantes communautés africaines, des mesures ont dû être prises dans différents pays industrialisés pour contrer cette pratique en la criminalisant. Tel est le cas de l'Australie, de la Norvège, de la Grande-Bretagne et de la Suède. Des projets de loi sont à l'étude en France, aux USA et au Canada. En Afrique, seul le Ghana possède à l'heure actuelle une législation spécifique contre l'excision. De nombreux autres pays ont une politique officielle déclarée contre cette pratique. Ce n'est pas le cas de la Côte-d'Ivoire, de la tanzanie, du Zaïre, de la république centrafricaine, de l'Ouganda, de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie. En Égypte, aucune loi n'interdit l'excision mais elle est condamnée par le code pénal. RS http://www.stopfgm.org