Anthologie du roman antireligieux
Domaine Français: XX-ième siècle


Version du 20 Aout 2001.

Pour une anthologie de la littérature anti-religieuse.

Josefine Mutzenbacher, Anonym. (F. Salten, 1869-1945).


Toujours debout, il approcha son cierge de l'ouverture. En le sentant là tout brûlant je ne pus m'empêcher de venir à sa rencontre. Il entra lentement. Je ne pouvais pas voir à ce moment le visage du chanoine, je l'entendais seulement respirer fort.
Ma motte s'était refermée sur son goupillon qui était entré assez loin déjà. Maintenant, j'avais envie d'être baisée. Je sentais tout à la fois de l'étonnement, du plaisir et une envie de rire qui eurent enfin raison de ma gêne. Je commençais à comprendre que Monsieur le Chanoine jouait la comédie et qu'il avait tout simplement envie de me sauter.
Mais j'étais bien décidée à jouer la comédie à mon tour, sans me trahir, et du reste je continuais à croire que le chanoine avait le pouvoir de m'absoudre de mes péchés.
Comme il avait ainsi planté son pieu dans ma chair et qu'il ne bougeait toujours pas, se contentant de souffler bruyamment, je me mis à rebondir sur mon cul, ce qui eut pour seul effet d'accélérer sa respiration.

"Mon Père, dis-je à voix basse.
- Quoi donc..? fit-il haletant.
- Ce n'était pas comme ça, chuchotai-je.
- Comment alors...?"

Il me donna quelques coups de reins avec une certaine prudence mais tout de même assez fort et assez vite.

"Comme ça, peut-être?
- Ah... m'écriai-je, secouée de frissons, ah... oui... comme ça... mais plus vite mon Père... plus vite...
- C'est bien, mon enfant... c'est bien, dit-il toujours plus essoufflé... il faut tout me dire comme c'était... Parle..."

Lui-même dut se taire tant ses coups de reins l'avaient mis hors d'haleine. Je n'avais plus besoin de ses encouragements:

"Ah... ah... tout à fait pareil, oui... comme ça, c'est bien... c'est mieux...
Mon Père, déchargez... ça me vient, ça me vient... je n'y peux rien... mais... ah
mon Père... c'est une si bonne bite... c'est si bien ce que vous faites mon Père..."

Il s'appuya sur les mains et se pencha vers moi autant que son gros ventre le lui permettait. Sa grande figure rouge était passée au bleu. Ses yeux étaient comme ceux d'un veau qu'on égorge mais son ardeur à forniquer faisaient plutôt penser au bouc.
Il parvenait à dire:

"C'est le marteau de la Grâce qui te frappe... Tiens et tiens... ça ne te fera pas de mal, ma fille... décharger, tu dis... ça aussi tu veux...? Eh bien je vais décharger... je vais t'oindre...
- Mon Père..., l'interrompis-je, je m'accuse d'avoir péché aussi avec les seins. - Comment cela...?"

Il ouvrait de grands yeux.
"Eh bien... ah... ah... voilà que ça revient... eh bien, en baisant je me suis toujours laissée caresser les nichons et même les embrasser, et les sucer."

Je disais ça pour qu'il le fasse car j'avais envie d'avoir les seins pressés et caressés.
Mais sa corpulence l'empêchait de s'occuper en même temps de ma poitrine. Il avait besoin de ses mains pour s'appuyer sur le lit et avec sa tête il ne pouvait pas du tout m'atteindre.

"Ça viendra... plus tard... plus tard... je m'occuperai de tes nichons,
dit-il en continuant ses poussées.
Laisse-moi d'abord décharger... remue bien, ma chatte, j'aime ça... frotte bien ta petite motte... ah, tu fais bien ça... tu fais ça très bien... il faut que je décharge, après je m'occuperai de tes gentils nénés... là, là, ça me vient... Dieu du Ciel... comme c'est bon..."

Et tandis qu'il bégayait toujours, sa bite lâcha une grosse giclée de sperme qui m'inonda.
Quand il eut fini, il dit avec gravité:
"Tu as bien entendu mes paroles, ma fille ... Voilà que j'ai reproduit le discours du Malin et du Tentateur pour ton bien... Afin aussi que l'infamie des mots qui ont accompagné tes étreintes coupables perde son funeste pouvoir sur toi."

Je m'assis sur le bord du lit et tâchai avec mon mouchoir de contetenir l'inondation que le chanoine avait provoquée entre mes jambes. Je perçais très bien cette fois son mensonge. Mais je ne dis rien. Baiser c'est baiser, et le chanoine était à présent pour moi comme M. Horak ou M. Ekhardt. Il m'intéressait plutôt davantage, parce qu'il était beaucoup plus distingué que les deux autres et qu'il continuait à m'inspirer du respect, et puis aussi parce qu'il me faisait doublement plaisir, d'abord avec son "marteau de la Grâce", ensuite avec l'absolution de mes péchés à laquelle je croyais toujours.

Il avait regagné son fauteuil et m'appela à lui.

"Viens ici, me dit-il en reprenant sa respiration, maintenant je vais m'occuper de tes nichons comme tu le désires."

Il déboutonna mon corsage et sortit mes petits seins ronds.
Ils étaient fermes et se tenaient droits comme deux boules d'ivoire portant deux framboises.
Le chanoine devait aimer les primeurs car il allait goulûment d'une framboise à l'autre, les prenait dans la bouche et les suçait comme pour les faire briller davantage à la manière des marchands de fruit de Capri qui passent la langue sur les fraises de leur étal afin que la salive leur donne un éclat plus appétissant.

Il s'appliqua ainsi un bon moment à grands renforts de grognements et de soupirs, puis il demanda :

" C'est bien comme cela ?
- Oui, répondis-je, comme cela c'est bien.
- Eh dis-moi, tu étais toujours aussi paresseuse quand on jouait avec tes seins?,
poursuivit-il en faisant sauter mes nichons dans ses mains, tu ne faisais donc rien pendant tout ce temps-là...? Tu n'as pas joué avec leur nouille...?"

Je savais à présent ce qu'il voulait et je me penchai vers son lézard. Mais il était endormi et ne releva pas la tête.

"Assieds-toi", m'ordonna-t-il.
Je m'assis devant lui sur le bureau en prenant appui avec mes pieds sur ses genoux.

"Et maintenant, dit-il, vient la chose principale... "

Je ne savais pas ce qu'il voulait dire etje le regardais en souriant.

"Oui, ma fille, poursuivit-il en respirant fort de nouveau, maintenant je vais te purifier moi-même et te laver de tes souillures."


En disant ces mots il releva ma robe de sorte que je fusse encore une fois toute nue du bas.
Il prit mes cuisses sur ses épaules, enfouit sa tête entre mes jambes et je dus m'appuyer des coudes sur le bureau.
Sa bouche était juste devant ma fente et je sentais la chaleur de son souffle. Je ne savais pas encore ce qu'il voulait, mais j'espérais quelque chose d'agréable.
Que n'éprouvais-je alors de sentir ses grosses lèvres brûlantes se poser sur mes lèvres du bas et sa langue molle et chaude descendre tout du long de la fente. Une sensation encore inconnue me fit trembler. Je n'avais jamais éprouvé ce genre de plaisir. Jusqu'ici les hommes s'étaient servi eux-mêmes de ma bouche; ce vaillant prêtre fut donc le premier à me prêter aussi la sienne. Je contractai les fesses et je tins prête ma souricière comme si j'attendais sa visite. Il leva la tête et demanda:

"Tu aimes ça?"

Comme je tremblais de désir et que j'en voulais davantage, je répondis aussitôt:

"Oui mon Père."

Il passa encore une fois sa langue sur ma fente, la promenant tout du long si délicatement que la sensation de volupté en devenait presque douloureuse. Puis il me questionna à nouveau:

"On t'a déjà fait ça...?

- Non", dis-je en levant le derrière et en lui mettant ma burette sous le nez comme pour l'inviter à y boire.

"Ça te purifie, disait-il, ça t'enlève tout."

Je saisis hardiment sa tête d'une main, sentis sa tonsure et appuyai fort vers le bas pour qu'il fasse de sa bouche un meilleur usage que de parler.

Il commença tout d'abord par me chatouiller la cerise et j'eus l'impression que tout ce qui en moi pouvait ressentir du plaisir s'était rassemblé là en bas, ma bouche, le bout de mes seins, l'intérieur de mon con. De tous les endroits qu'il touchait avec la pointe de sa langue sortaient comme des décharges électriques qui parcouraient tout mon corps. J'étais hors d'haleine, la chambre tournait autour de moi et je fermai les yeux.

A un certain moment il quitta brusquement la place, laissa couler sa langue plus bas et l'enfonça dans l'entrée. Mon cul se mit à danser la czardas sur le bureau car qu'est-ce que c'était que baiser en comparaison de cela! Tandis que mon cul tambourinait toujours, je lui passai ma fente sur tout le visage. Je sentais sa langue tantôt entrer profondément en moi, tantôt battre la charge sur mon haricot, tantôt badigeonner toute la façade. Lorsque ça me vint, je crus que tout mon corps se vidait. Ce qui m'arrivait là était mieux que baiser dix fois, et pourtant je n'avais qu'une image en tête, l'image d'une bite géante qui flottait devant moi et qui devait absolument m'entrer dedans jusqu'à l'estomac.

"Ça me vient... ça me vient sans arrêt, m'écriai-je, ah... c'est comme dans le ciel, mon Père...
ça n'a encore jamais été si bien... s'il te plaît... baise-moi mon Père... donne-moi ta bite... baise-moi... Non, reste... oui... oui... ah, je crie... je crie...."

Je me sentis brusquement renversée, la tête sur l'encrier. Le Révérend Père s'était levé.
Sa figure rouge devenue bleue, mouillée d'écume autour de la bouche, se pencha tout près de la mienne.

"Viens, me souffla-t-il, assieds-toi sur moi... et tu pourras avoir encore une fois ma bite."

Il se pencha très en arrière dans son fauteuil de grand-père . Je me cramponnai aux deux accoudoirs et je me mis à cheval sur la pointe de sa lance; son gros ventre n'en laissait pas sortir davantage. Pour m'empêcher de tomber il avait refermé ses deux poings sur mes tétons et ainsi attaches l'un à l'autre nous mîmes en route le deuxième numéro.
Puis il me fit descendre de ses genoux et me tendit une serviette.
Comme j'allais m essuyer, il me dit:
"Attends, ma souris, il faudra bien que tu pisses aussi..."
et il m'apporta lui-même un grand pot de chambre en faïence bleue. Je pissai dedans et j'évacuai par la même occasion les saintes huiles dont le chanoine m'avait ointe généreusement

II me regardait tout en boutonnant son pantalon. Je me rhabillai et ayant fermé le dernier bouton de ma robe, non sans que les pattes du chanoine aient pris congé de mes nichons, j'attendis la suite. Mais rien ne vint. Le chanoine dit:

"Va en paix à présent ma fille. Je vais prier aujourd'hui pour toi et demain à la première heure tu viendras à l'église te confesser auprès de moi."

[Référence:
C. Hill, W. Wallace, Erotica, Une anthologie littéraire et artistique,
Evergren/Taschen, 2001 ISBN 3 8228 57 53 X
Excellente iconographie et bon marché!
L'ouvrage est publié dans la collection de poche "Folio".]

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